aux mots doux
aux mots douxBienvenue dans mon univers
Je suis Mélissa COUCHOUX, la plume derrière la chouette aux mots doux. Poétesse depuis Mars 2025, j'ai osé me lancer pendant mon congé maternité, à un moment où mon corps était à l'arrêt... mais pas mon cœur, ni mes mots.
Depuis l'enfance, j'écris, je dessine, je gribouille. Les pages ont toujours été mon refuge, un espace libre pour déposer mes émotions, loin des jugements. Puis l'âge adulte a refermé cette porte... Le doute s'est installé avec cette croyance : "Je ne suis pas capable".
Aujourd'hui, je la rouvre doucement, à mon rythme, portée par l'envie de créer, de partager, de faire vibrer la douceur.
Bienvenue dans cet univers sensible né d'un élan de cœur. 🦉
Je troque mes TOC
Contre un bout de paix factice.
Mon bonheur pactise
Avec la folie douce,
Et mon regard déraille,
Trop lucide, trop usé.
Mon corps ne sert plus à la machine,
Mes mains ne savent plus produire
Pour une société qui m’efface.
Ma rage a pris racine
Dans le creux de mes souffles.
J’inspire — doucement —
Pour que personne ne voie,
Que l’on me pense paisible,
Calme, douce,
Inoffensive au regard.
Mais quand j’expire…
C’est un hurlement
Qui saute à la gorge du silence,
Trop rapide, trop brutal
Pour que quelqu’un l’arrête.
C’est moi, sans filtre.
Je devrais pleurer,
Avoir honte peut-être…
Mais non.
Je suis bien dans mon malheur,
Je suis libre dans ma cage.
Ici, dans mon désordre,
Ma folie danse,
Elle s’aime,
Elle respire enfin.
Ne me demandez pas de guérir.
À quel prix ?
Renaître pour retomber ?
Rejoindre vos rangs,
Porter vos masques,
Supporter encore l’abandon,
Le rejet,
La trahison polie des gens bien ?
Non.
Je préfère me perdre
Que d’avoir à revivre
Ces émotions humaines
Qui me déchirent.
Je ne veux plus revenir.
Je ne veux plus jouer votre jeu.
Si la paix, c’est l’oubli sous cachets,
Si l’asile est l’unique endroit
Où je peux respirer sans devoir
M’excuser d’exister —
Alors j’y vais, sans regret,
Sans retour.
Je choisis la cage
Où je peux être le démon
Qui me tient la main.
Je choisis la folie
Plutôt que votre humanité,
Aussi limitée que cruelle.
Tic, tac…
L’horloge sonne,
Tic, tac…
Mon âme résonne.
Tic, tac…
Quel est ce trouble ?
Tic, tac…
Toi… Oseras-tu m’appeler ?
Tic...
Alors que ta conscience vacille,
Tac...
Et cherche à m’écraser.
T…
Je l’entends, je la vois.
Ic…
Cette lumière dans le noir.
T…
Elle veut te parler…
Mais c’est moi qu’elle vient chercher.
Car moi seul peux l’écouter —
Je n’ai pas hérité de ton fardeau,
Ni de ta douleur,
Ni de tes croyances.
Alors j’entends…
Cette petite âme qui murmure en secret.
Souvent, ceux que je dérange,
Que ma présence met à nu,
Ne voient que mes défauts
Et oublient ce que j’apporte.
Mais c’est à moi qu’ils veulent parler,
Car je ne porte ni leurs chaînes,
Ni leurs murs de certitudes.
Et dans ce silence,
Je tends l’oreille…
À cette vérité qu’eux refusent d’écouter
Elle ne crie pas sur les toits,
elle ne cherche pas d’écho.
Elle marche,
à pas nus,
dans des souvenirs que d’autres fuient.
Elle sait.
Sans besoin de preuve,
sans fardeau de gloire.
Elle sait
que la lumière ne sauve pas toujours,
qu’aimer ne suffit pas,
que même Dieu, parfois,
regarde…
et se tait.
Elle ne condamne pas.
Elle ne nie pas.
Elle accueille.
L'amertume au creux du ventre,
la douceur au bord des lèvres,
elle tient dans ses mains tremblantes
une vérité nue :
la présence sans réponse,
la chaleur sans secours.
Et ça lui suffit.
Pas pour guérir.
Mais pour vivre avec grâce
l’incompréhensible.
Laissez-moi ouvrir mes ailes,
Je suis en pleine exposition de mon être,
Un feu d’artifice prêt à éclater,
Je ne peux m’arrêter,
J’ai soif de continuer,
D’exprimer tout ce qui se cache en moi,
Dans chaque domaine à portée de main.
Laissez-moi donc encore rêver,
Ne plus me freiner sous des rôles imposés,
Car la société le demande…
Ce n’est ni caprice, ni simple passage,
C’est mon art qui se fait entendre enfin,
Non dans l’ombre, mais dans la lumière,
Là où je choisis de vivre,
Sous votre regard, fier et ouvert.
Je suis là
Personne ne me voit,
Pourtant, je suis là.
Discret, effacé,
Mais empli de clarté.
Enfermé dans ce corps frêle,
Qui semble trembler sous le ciel,
Intimidé par les regards des hommes,
Mais en silence, je raisonne.
Je suis là, caché,
Tout près, pour te protéger.
Quand tu croiras tomber,
Je serai là pour te relever.
Quand ta force s'effacera,
Je la remplirai, pas à pas.
Et nul ne pourra te faire plier,
Car ma force t'aura enlacée.
Quand on te toise de haut,
Je répondrai d’un regard chaud.
Dans tes yeux, dans ta voix,
Ils se demanderont : "Qui est-elle, cette fois ?"
Je suis ton guide, ton essence,
Une force, une présence.
Un esprit que nul ne voit,
Mais qui vit et vibre en toi.
Alors Mélissa, ne cède pas,
Fais ta place, marche droit.
Ton innocence est un voile,
Derrière lequel brûle une étoile.
Dans tes mains, dans ton chant,
Brille un feu incandescent.
Seuls les yeux qui savent vraiment voir
Devineront ton pouvoir.
Avant que l’ombre ne t’embrasse,
Rappelle-toi cette trace :
À travers toi, je suis encore,
La lumière dans ton décor.
Reste ainsi, ouvre la voie,
Et montre-leur ce qu’ils ne voient pas…
Car je suis là.
Vous allez trouver dans mes poésies un chemin pour guérir l'enfant intérieur, libérer les non-dits, faire remonter à la surface les émotions enfouies.
Chaque mot est une clé, chaque texte, un pas vers soi.
Découvrir mes poèmes →Découvrez les premiers pas de mon projet de conte pour enfant. Il pousse doucement, entre mots simples, croquis tendres et idées en bourgeon.
Vous y serez témoins, pas à pas de sa floraison... ensemble.
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